Commission sociale, trois regards pour comprendre un soutien essentiel

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LA COMMISSION SOCIALE AU SERVICE DES PERSONNES MALADES ET DES PROCHES

 

Quand la maladie survient, elle bouleverse bien plus que la santé. Budget fragilisé, organisation familiale mise à mal, inquiétudes qui s’accumulent… C’est dans ces moments que la commission sociale joue un rôle clé, en apportant une aide financière ponctuelle et humaine. Salarié, bénévole et bénéficiaire témoignent.

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ÉVITER QUE LES DIFFICULTÉS NE S'INSTALLENT

 

Pour Thomas, la mission de la commission sociale est claire : intervenir rapidement lorsque la maladie fragilise l’équilibre de vie. « Nous apportons une aide financière ponctuelle, toujours en complément des dispositifs de droit commun. Elle peut concerner des dépenses liées à la maladie, le budget du quotidien ou certains projets de vie. »

 

La démarche débute par un rendez-vous avec un travailleur social, qui réalise une évaluation de la situation. La demande est ensuite étudiée lors de commissions qui se réunissent deux fois par mois. Chaque année, environ 200 foyers bénéficient de ce soutien, rendu possible grâce à l’engagement de bénévoles et de salariés.

 

Notre objectif est d’agir rapidement pour éviter que les difficultés financières ne s’installent durablement. Thomas

 

UNE RÉPONSE COLLECTIVE ET COMPLÉMENTAIRE

 

Bénévole depuis six ans, Jacqueline met son expérience d’assistante sociale au service de la commission. Son rôle : analyser les dossiers, vérifier l’ouverture des droits et s’assurer que l’aide demandée correspond bien au champ d’intervention de la Ligue.

 

« Je tiens beaucoup à ce que l’aide de la Ligue vienne compléter les dispositifs existants. Même ponctuelle, elle peut prévenir une situation d’endettement et soulager une grande inquiétude. »

 

Les décisions sont prises collectivement, en s’appuyant sur la diversité des parcours des bénévoles.

 

« Cette complémentarité est une vraie force. Elle permet d’apporter une réponse adaptée à chaque situation et enrichit chacun d’entre nous. »

 

La maladie peut faire basculer très vite une famille dans la précarité. Être là à ce moment-là a beaucoup de sens. Jacqueline

« Je me suis sentie soutenue et comprise »

 

Maman de deux enfants, Aurélie est en arrêt de travail à la suite d’un cancer du sein. Après la fin de son maintien de salaire, ses revenus chutent brutalement.

 

« Il devenait difficile de faire face aux dépenses essentielles du quotidien. J’avais peur que la situation s’aggrave. »

 

Orientée par une assistante sociale du CCAS, elle dépose une demande auprès de la commission sociale. L’accord est vécu comme un véritable soulagement.

 

« Au-delà de l’aide financière, j’ai ressenti beaucoup de bienveillance. Je me suis sentie soutenue et moins seule. »

 

Aujourd’hui, elle encourage les personnes hésitantes à faire la démarche et souligne aussi l’importance de l’accompagnement global proposé.

 

« Le suivi psychologique m’a énormément aidée. Cet accompagnement complète vraiment les soins médicaux. »

 

Demander de l’aide n’est pas facile, mais cela peut vraiment alléger une période très difficile. Aurélie

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