Octobre Rose : Rencontre avec M.PAPIN chercheuse financée autour du cancer du sein

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MIEUX COMPRENDRE L’ENVIRONNEMENT DES TUMEURS POUR AMÉLIORER LES TRAITEMENTS

 

À l’occasion d’Octobre Rose, la Ligue contre le cancer d’Ille-et-Vilaine met en lumière les chercheurs qu’elle soutient dans le domaine des cancers féminins. Parmi eux, Marion PAPIN, chercheuse post-doctorante au laboratoire INSERM U1069 N2COx à Tours, étudie le rôle du microenvironnement des tumeurs et son influence sur la résistance aux traitements, notamment dans le cancer du sein.

PAPIN Marion (1)

QUI ÊTES-VOUS ?

 

Je suis Marion PAPIN, chercheuse post-doctorante au laboratoire INSERM U1069 N2COx (Niche, Nutrition, Cancer et Métabolisme Oxydatif) à Tours, dirigé par le Pr Christophe VANDIER et le Pr Olivier HERAULT.

 

Notre équipe travaille sur la niche tumorale, c’est-à-dire l’environnement dans lequel évolue une tumeur. Nous cherchons notamment à comprendre comment cet environnement influence le développement des cancers, leur progression et leur capacité à résister aux traitements.

 

EXPLICATION DE L’ÉTUDE :

 

Le projet STRO-TARGET, porté par le Pr Olivier HERAULT, vise à améliorer l’efficacité des traitements anticancéreux en s’intéressant non seulement à la tumeur elle-même, mais aussi à son microenvironnement.

 

Au cours de son développement, une tumeur modifie progressivement son environnement et peut ainsi favoriser sa propre survie et sa résistance aux traitements. Notre objectif est donc de comprendre comment ce microenvironnement réagit aux traitements anticancéreux et comment ces réactions peuvent contribuer à leur inefficacité.

 

À terme, ces recherches pourraient permettre de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant le microenvironnement de la tumeur, en complément des traitements existants. L’objectif serait ainsi de limiter les mécanismes de résistance et le risque de rechute.

 

Le projet est mené en collaboration avec plusieurs laboratoires de recherche de l’INSERM à Nantes, Rennes et Tours. Il s’intéresse à plusieurs cancers, notamment la leucémie aiguë, le cancer du sein et le cancer du foie, en étudiant différents mécanismes comme le métabolisme, la génétique ou encore les substances produites et libérées par les cellules.

 

Les recherches sont réalisées à partir de prélèvements tumoraux, comparés à des échantillons provenant de personnes saines.

 

LES AVANCÉES :

 

Le projet était déjà en partie financé par le Cancéropôle Grand Ouest lorsqu’il a bénéficié d’un cofinancement de La Ligue contre le cancer.

 

Cette subvention permet notamment de réaliser des études complémentaires sur les lipides, des molécules essentielles au fonctionnement de nos cellules. Ils participent notamment à la constitution des membranes cellulaires, servent de source d’énergie et jouent un rôle dans la communication entre les cellules.

 

Certains lipides peuvent avoir un effet protecteur face au cancer, tandis que d’autres peuvent au contraire favoriser son développement. Certains étant influencés par l’alimentation, ces recherches pourraient également contribuer, à terme, à mieux comprendre certains mécanismes de prévention.

 

Les différentes analyses prévues dans le projet ont désormais été réalisées. Nous travaillons actuellement à l’interprétation de ces résultats grâce à des analyses bioinformatiques, afin d’identifier les mécanismes qui pourraient participer à la résistance aux traitements anticancéreux.

 

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