Octobre Rose : Comment rendre le dépistage organisé du cancer du sein plus accessible ?

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8 FEMMES SUR 10 FAVORABLES A CE QUE LE DÉPISTAGE PUISSE AVOIR LIEU DANS DES UNITÉS MOBILES

 

Aujourd'hui marque le début d'Octobre Rose, mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, l'occasion pour la Ligue Contre le Cancer de publier une enquête inédite à l'occasion de la campagne.

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8 femmes sur 10 (77 %) sont favorables à ce que leur dépistage puisse avoir lieu dans des unités mobiles qui se déplaceraient sur leurs lieux de vie. Une incitation à rendre ce programme plus accessible… alors que 20 % d’entre elles disent renoncer à leur mammographie à cause d’un examen jugé trop contraignant.

 

Alors pour répondre à cette demande, face à un dépistage efficace sur le papier mais parfois éloigné de leurs besoins, la Ligue déploiera une flotte de camionnettes afin d’aller vers les territoires isolés courant 2026. Tout en plaidant pour une nouvelle stratégie de dépistage auprès des pouvoirs publics, plus personnalisée, plus équitable et mieux ciblé.

 

77 % : c’est le nombre de femmes favorables à ce que le dépistage du cancer du sein puisse avoir puisse avoir lieu dans des unités mobiles qui se rendraient directement dans leur quartier, selon une nouvelle enquête de la Ligue contre le cancer.

 

Un changement de paradigme pour le programme de dépistage organisé qui consiste à envoyer, tous les deux ans, à chaque femme de 50 à 74 ans (tranche d’âge présentant un risque accru de développer un cancer du sein) une invitation à réaliser une mammographie. Sésame qui leur permet de prendre rendez-vous gratuitement… mais à charge pour elles de trouver un créneau.

Détecté à temps, un cancer du sein se soigne dans 9 cas sur 10, preuve s’il en fallait que le dépistage organisé sauve des vies.

 

La question qui se pose, c’est désormais de l’ajuster aux contraintes de notre société pour le rendre plus accessible aux femmes, plus proche de leurs préoccupations, et plus adapté à leurs besoins afin de garantir dans la durée son rôle dans la prévention des cancers.

 

Aujourd’hui, les femmes doivent venir se faire dépister, et si demain le dépistage venait à elles ?

Philippe BERGEROT, PRÉSIDENT DE LA LIGUE CONTRE LE CANCER

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Cette solution rendrait le dépistage encore plus universel et donc toujours plus utile.

 

Car, selon la même étude, 20 % des femmes déplorent un examen trop contraignant. Parmi ces contraintes, les femmes soulignent par exemple leur organisation de travail, des délais d’attente trop longs ou encore le manque de centres à proximité.

 

De quoi souligner les insuffisances du programme, et battre en brèche les idées reçues rejetant la faute sur les femmes : elles sont seulement 5 % à avoir eu « la flemme », 3 % à procrastiner, 2 % à s’être montrées sceptiques…

 

La réponse de la Ligue : déployer courant 2026, une flotte de camionnettes dans le cadre de son programme « Au fil de la Ligue ». Objectif : connecter les territoires les plus isolés afin de proposer des créneaux de dépistage.

 

En France, la participation au dépistage organisé du cancer du sein n’a jamais dépassé les 50 % (à l’exception d’une légère hausse à 52,3 % en 2011), loin des 70 % préconisé au niveau européen pour espérer avoir un impact sur la mortalité.

 

En 2024, le taux de participation était de 44 %, en recul de plus de 4 points par rapport à 2023. Avec le risque de mettre en question la pérennité du programme.

 

UNE CAMPAGNE LOCALE POUR METTRE EN AVANT L'IMPORTANCE DES DONS

 

En complément, le Comité propose une nouvelle campagne de communication pour valoriser l'ensemble des actions réalisées grâce à la générosité de ses donateurs.

 

Ainsi, il peut lutter sur tous les terrains pour participer activement au combat face à la maladie :

 

  • En finançant des projets liés au cancer du sein comme celui de Claudia LALLI qui a travaillé sur la chimiorésistance dans le cancer du sein,

 

  • En participant au financement d'un buste d'autosurveillance qui permet à de nouvelles structures de pouvoir sensibiliser son public,

 

  • En proposant des activités à ses bénéficiaires touchées par un cancer du sein pour leur permettre un mieux-être.
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