Octobre Rose : Rencontre avec M.PRIMIG chercheur financé autour du cancer du sein

Partager la page

CE SOUTIEN NOUS PERMET D'EXPLORER DES PROJETS INNOVANTS, PARFOIS À HAUT RISQUE

 

À l’occasion d’Octobre Rose, la Ligue contre le cancer d’Ille-et-Vilaine met en lumière les chercheurs qu’elle soutient dans la lutte contre les cancers féminins. Parmi eux, Michael PRIMIG, Directeur de recherche à l’Inserm, explore de nouvelles pistes pour mieux comprendre les mécanismes du cancer du sein et la manière dont certaines cellules cancéreuses résistent aux traitements. Des recherches rendues possibles notamment grâce au soutien des donateurs du Comité.

 

QUI ÊTES-VOUS ?

 

Je suis biologiste moléculaire, formé à l’Université de Vienne où j’ai obtenu mon doctorat. J’ai ensuite travaillé à l'Institut de

PRIMIG M - 2

Génétique Humaine du CNRS à Montpellier et à l’Université de Bâle en Suisse, avant de rejoindre l’Inserm en 2007 en tant que Directeur de recherche.

 

Je conduis aujourd’hui des travaux à l’interface de la biologie de la reproduction et de l’oncologie moléculaire. Notre équipe étudie notamment les mécanismes de résistance aux thérapies anti-œstrogéniques et la prévention du cancer du sein.

 

EXPLICATION DE L’ÉTUDE :

 

Le cancer du sein est l’un des cancers les plus fréquents et constitue un enjeu majeur de santé publique. La recherche vise notamment à identifier de nouveaux biomarqueurs, permettant de mieux diagnostiquer la maladie, d’en prévoir l’évolution et d’adapter les traitements.

 

Un précédent projet, soutenu par La Ligue contre le cancer, nous a permis d’étudier des ARN longs non codants (ARNlnc). Ces molécules, qui ne produisent pas directement de protéines, peuvent jouer un rôle important dans la multiplication des cellules cancéreuses et leur capacité à résister aux traitements.

 

Ces travaux nous ont conduits à nous intéresser à une catégorie particulière d’ARNlnc qui, contrairement à ce que l’on pensait, peuvent en réalité produire de très petites protéines appelées microprotéines.

 

Encore peu étudiées, ces microprotéines pourraient jouer un rôle important dans la régulation de la division cellulaire et dans la réponse aux traitements anticancéreux. Elles pourraient ainsi devenir de nouveaux biomarqueurs diagnostiques ou pronostiques, mais aussi de potentielles cibles thérapeutiques.

 

LES AVANCÉES :

 

Les financements successifs de La Ligue contre le cancer nous ont permis de poursuivre nos recherches et d’aboutir à plusieurs publications scientifiques.

 

Ce soutien est également une véritable reconnaissance de notre travail et nous permet d’explorer des projets innovants, parfois à haut risque mais présentant un fort potentiel. En recherche fondamentale, cette liberté d’explorer de nouvelles pistes est essentielle pour faire émerger des découvertes qui pourront, demain, contribuer à améliorer la prise en charge des patients.

Notre actualité vient à vous

Ne manquez rien de notre actualité : publications, événements, appels à collecte…