Vaccination contre les HPV des adolescents : la Ligue contre le cancer s’attaque aux disparités

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UNE SOLUTION SIMPLE QUI SE DOIT D'ÊTRE ÉTENDUE !

Chaque année en France, environ 6 400 cancers sont liés au papillomavirus humain (HPV), un virus qui touche aussi bien les femmes que les hommes. Pourtant, une large part de ces maladies pourrait être évitée grâce à une vaccination réalisée dès l’adolescence. Malgré cet enjeu majeur de santé publique, la couverture vaccinale reste encore trop faible et varie fortement selon les régions.

 

Face à cette situation, la Ligue contre le cancer s’est fixée pour objectif d’atteindre 80 % de jeunes vaccinés d’ici 2030. Pour y parvenir, elle multiplie les actions : interventions en milieu scolaire, sensibilisation des professionnels de santé, ou encore amélioration de l’accès au remboursement du vaccin, afin de garantir une prévention accessible à tous.

 

EN ILLE-ET-VILAINE

 

Le Comité forme les professionnels de santé et les enseignants à parler du vaccin pour sensibiliser les élèves.

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Au programme : des quizz, des cartes questions pour échanger entre professionnels et des vidéos. En association avec le conseil départemental, l’Agence régionale de santé de Bretagne, la Caisse primaire d’Assurance maladie, la direction diocésaine de l’enseignement catholique et l’Éducation nationale.

 

UNE INÉGALITÉ DE COUVERTURE VACCINALE SUR LE TERRITOIRE

 

Les écarts de vaccination contre le HPV demeurent importants selon les territoires, ce qui constitue un frein majeur. Aujourd’hui, un peu plus d’une adolescente sur deux (54,6 %) et seulement un garçon sur quatre (25,9 %) ont reçu au moins une dose. Toutefois, ces moyennes masquent de fortes disparités régionales. En métropole, les taux les plus bas chez les filles concernent la Provence-Alpes-Côte-d’Azur (46,6 %), l’Île-de-France (45,8 %) et la Corse (45,5 %). Dans les territoires d’outre-mer, la situation est encore plus préoccupante, notamment en Guyane (29,3 %), à La Réunion (24,4 %) et en Martinique (21,9 %).

 

Ces inégalités ralentissent la progression vers l’objectif fixé pour 2030, pourtant essentiel pour freiner la circulation du virus et réduire l’apparition des cancers associés. Le HPV, très contagieux, se transmet par différents types de contacts entre la peau et les muqueuses. Il est à l’origine de cancers touchant plusieurs zones du corps, comme le col de l’utérus, le vagin, la vulve, le pénis, l’anus ou encore l’oropharynx. Les femmes comme les hommes sont donc concernés.

 

Ces cancers apparaissent le plus souvent à l’âge adulte, ce qui souligne l’importance d’une vaccination précoce. En agissant dès l’adolescence, il est possible de prévenir l’infection et sa propagation. Les cancers liés au HPV font ainsi partie des nombreux cancers évitables, estimés à environ 40 % de l’ensemble des cas.

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Nous pourrions mettre un terme aux cancers HPV dès demain grâce à une solution simple et sûre, qui a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays : le vaccin.

 

Tant qu’il sera facultatif, la Ligue et ses 103 comités répondront présents pour encourager toujours plus d’adolescents à se faire vacciner, à se protéger et à protéger les autres.

 

Mais il est temps de rendre ce vaccin obligatoire. C’est la seule manière d’assurer une couverture universelle, d’éliminer les inégalités et d’éradiquer les cancers HPV. C’est à la fois une mesure de santé et de justice.

 

Philippe BERGEROT, Président de la Ligue Contre le Cancer

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